Entre 1910 et 1970, au nom d'une politique d'assimilation menée en Australie, plusieurs milliers d'enfants aborigènes et des Iles Torres ont été retirés à leurs familles et placés dans des familles d'accueil ou des institutions. Ils constituent ce que l'on appelle aujourd'hui les "Stolen Generations". Une plaie dans la mémoire collective australienne. Aussi Kevin Rudd, premier ministre australien, travailliste, a-t-il ce matin présenté ses excuses à ces "générations volées", et au-delà aux indigènes d'Australie, pour l'ensemble des préjudices subis depuis l'installation des premiers européens en 1788. La communauté aborigène se caractérise aujourd'hui par une espérance de vie de dix-sept ans inférieure à celle du reste de la population, un taux de mortalité infantile plus élevé, et s'avére en outre plus touchée par les problèmes de chômage et d'alcoolisme. Le discours de ce matin est un premier pas vers la réconciliation. En prononçant les mots : "We say sorry", Kevin Rudd a accompli ce à quoi son prédécesseur John Howard s'était toujours refusé. En cela son discours, prononcé devant une centaine de leaders aborigènes invités au Parlement pour l'occasion, est historique. La cérémonie d'ouverture du Parlement hier soir a d'autre part débuté par un cérémonial aborigène appelé "Welcome to country". Cette cérémonie fera date également. Bien sûr tout est loin d'être réglé, mais il semble que les Australiens avaient besoin de ce symbole. Avant d'aller plus loin. Le discours était retransmis sur les pelouses du Parlement et quelques milliers d'Australiens avaient fait le déplacement ; parmi eux des aborigènes venus de tout le pays. Les vidéos qui suivent rendent compte des deux événements que je viens d'évoquer. La cérémonie du "Welcome to Country" et le discours de Rudd ce matin au Parlement.
"We say sorry"
J'avoue souffrir de flemmingite aigue et ne pas avoir visionné tes vidéos mais j'ai vu un aborigène l'autre jour on French TV et il était effectivement plutôt virulent contre les gouvernements qui se succédés jusque là
Je suis prêt à organiser une rencontre entre Youven Quesnel et Apolline Guillemouf si ça peut rapprocher les peuples germaniques et breizhou!
Ecrit par: Fred House | 15/02/2008 19:13
"We say sorry"
Elle a peu de chances d'en croiser Place Viarme, c'est certain. Mais bon tu pourras lui dire, a Apolline, les aborigenes c'est un peu comme des bretons. A l'exception peut-etre d'une facon un peu exotique de danser le kost ar c'hoat parce qu'ils ne connaissent pas encore Yoann Quesnel.
Ecrit par: Pierre | 14/02/2008 9:33
"We say sorry"
Il etait temps qu'ils s'excusent ces enculés! C'est meme pas sur que ma fille puisse en rencontrer des aborigenes...
Ecrit par: le sam | 13/02/2008 19:38