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Et c'est surtout à moi que ça arrive. Canberra-Sydney (vol Qantas 1474 mais je ne désepère pas de voler un jour sur le 714), Sydney-Hong-Kong, Hong-Kong-Roissy, c'est l'itinéraire que j'ai suivi avant de prendre le train pour Nantes.
Mais de toute évidence ma valise en a suivi un autre. Vous savez comment sont les valises. "Hong-Kong, Livraison en cours" clignotait l'écran au-dessus du tapis roulant. Et puis Hong-Kong a disparu. On ne livrait plus désormais que pour Bamako et Minneapolis. Alors j'ai dû me résigner à me rendre au service des bagages. Je n'étais manifestement pas le seul dans ce cas, et une équipe de Malaussène, écoutant patiemment les plaintes, ouvrait des dossiers.
Ma valise n'est pas perdue. Pour Air France, où l'on a le sens de la formule, mon bagage a été retardé, c'est différent. On le regrette vivement. A titre de consolation j'ai droit à un numéro de référence. Et l'on met tout en oeuvre pour que je puisse rentrer en possession de mes bagages dans les plus brefs délais. Je me souviens qu'on m'avait dit la même chose au commissariat, à Prague, il y a quelques années. J'attends toujours.
Je n'ai plus d'habits. Ce qui m'embête c'est que j'avais mon pull préféré dans ma valise. Il faudra que j'en achète un autre et ce n'est pas facile de trouver, de nos jours, un pull préféré. Par chance j'avais sur moi mon caleçon préféré, c'est toujours ça de gagné. Et puis j'ai confiance, les statistiques jouent dans mon camp, la majorité des bagages retardés sont paraît-il localisés dans les premières 24 heures. Alors pourquoi s'inquiéter?
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